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Effets sur l’air ambiant des émissions de l’incinérateur de la ville de Québec

Évaluation par modélisation de la dispersion atmosphérique

Situé dans l’arrondissement La Cité-Limoilou, l’incinérateur de la ville de Québec constitue une source d’émission de contaminants atmosphériques. Afin de mieux comprendre la contribution de cette infrastructure au bilan de la qualité de l’air ambiant des secteurs avoisinants, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs a entrepris deux études complémentaires, soit la réalisation d’une étude de modélisation de la dispersion atmosphérique et la mise en place d’un programme d’échantillonnage de la qualité de l’air ambiant. Ce rapport présente la méthodologie employée pour réaliser la modélisation ainsi que les résultats obtenus.

La modélisation a été effectuée à l’aide du modèle AERMOD (« AMS/EPA Regulatory Model ») en se basant sur des résultats récents de caractérisation des émissions de l’incinérateur et en prenant en compte les périodes de démarrage des fours. Les contaminants modélisés sont les particules fines (PM2.5), le chlorure d’hydrogène (HCl), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), le benzo(a)pyrène (BaP), les biphényles polychlorés (BPC), les dioxines et furanes (PCDD/F) et les métaux suivants : l’arsenic (As), le cadmium (Cd), le chrome (Cr), le mercure (Hg) et le plomb (Pb).

Les résultats de la modélisation montrent que les émissions de l’incinérateur de la ville de Québec n’entraînent pas de dépassement des seuils de référence de la qualité de l’air ambiant pour l’ensemble des contaminants modélisés. Les concentrations les plus élevées des contaminants ayant un taux d’émission détectable, au point d’impact maximal, sont toutes inférieures à 4 % des seuils de référence. En ce qui concerne les HAP, le BaP et les BPC, aucun taux d’émission représentatif n’a pu être établi, car les mesures effectuées aux cheminées étaient presque toutes sous les limites de détection. Cependant, même en utilisant la limite de détection comme taux d’émission, les concentrations maximales modélisées respectent les seuils de référence pour ces contaminants.

Les résultats de la modélisation indiquent aussi que les émissions de l’incinérateur n’entraînent pas de détérioration significative de la qualité de l’air ambiant des secteurs environnants. Les concentrations maximales ajoutées par l’incinérateur, toujours au point d’impact maximal, représentent en moyenne 2,4 % des concentrations déjà présentes dans l’air ambiant de la ville de Québec.

Les mesures effectuées dans l’air ambiant lors de la campagne d’échantillonnage mise en place en 2010 par le MDDEP permettront d’appuyer ou de nuancer les résultats de cette étude de modélisation de la dispersion atmosphérique. Ces mesures sont prises en amont et en aval de l’incinérateur, selon la direction des vents dominants, afin de mesurer les effets maximaux des émissions de l’incinérateur.

Rapport (format PDF, 882 ko)

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