Développement durable, Environnement et Parcs Bandeau du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs
Accueil Plan du site Pour nous joindre Portail gouvernemental A propos du site Recherche English

Portrait statistique : mauvaise qualité de l’air et smog

L’ozone et les particules fines sont deux composantes du smog souvent associées à une mauvaise qualité de l’air. Jusqu’à tout récemment, le meilleur indicateur mesurable pour déterminer le nombre de jours de mauvaise qualité de l’air ou de jours de smog était l’ozone. Comme l’instrumentation utilisée pour mesurer les particules fines s’est considérablement développée au cours des dernières années, il est maintenant possible d’utiliser cet indicateur pour caractériser les jours de mauvaise qualité de l’air. Toutefois, puisque la mesure simultanée de ces deux composantes n’a débuté qu’en 2004 dans la plupart des régions, il n’est pas possible de suivre l’évolution de ce problème, avant cette date, en tenant compte des deux indicateurs à la fois.

Particules fines
Dans le cadre du Programme de surveillance de la qualité de l’air, une nouvelle génération d’appareils de mesure des particules fines est utilisée dans l’ensemble des stations du réseau de surveillance. Ce changement s’est fait en 2008 à Montréal et de 2008 à 2009 dans les autres régions. C’est un des facteurs qui explique, en grande partie, qu’un plus grand nombre de jours de mauvaise qualité de l’air et de smog ait été observé dans plusieurs régions. De plus, à la suite des améliorations apportées au processus de contrôle de la qualité des données, il est possible que ces renseignements soient revus et mis à jour.

Jours de mauvaise qualité de l’air

À l’échelle régionale, un jour de mauvaise qualité de l’air est un jour durant lequel l’indice de la qualité de l’air est « mauvais » à au moins une station de mesure, et ce, pendant au moins une heure. Un indice horaire « mauvais » survient lorsque la concentration moyenne des particules fines sur trois heures est plus grande que 35 microgrammes par mètre cube (µg/m3) ou lorsque la concentration moyenne d'ozone sur une heure est plus grande que 82 parties par milliard (ppb). Cet indicateur tient compte à la fois des jours de smog intense survenant à l’échelle régionale et des jours où une mauvaise qualité de l’air est observée localement sur une courte période.

Nombre de jours de mauvaise qualité de l’air*dû aux particules fines et à l’ozone, par région administrative, 2004-2010

 

Région administrative

Nombre de jours

2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Abitibi - Témiscamingue nd nd 3 7 0

1

4

Outaouais

16

27

6

9 3 7 13
Laurentides

10

16

2

9 3 2 7
Montérégie

55

63

30

33 21 30 24
Montréal

64

64

40

33 73 67 60
Laval

31

34

16

17 16 42 28
Lanaudière

14

25

5

8 9 27 17
Mauricie

31

40

21

26 17 26 25
Centre-du-Québec

26

33

12

16 11 18 16
Estrie

30

28

9

16 4 17 12
Capitale-Nationale

31

32

15

28 18 24 33
Chaudière-Appalaches

13

18

6

9 3 3 7
Saguenay - Lac-Saint-Jean 6 9 1 6 0 0 0
Bas-Saint-Laurent

nd

4

2

8 0 1 2
Moyenne générale

27,3

30,2

12,2

16,1

12,7 18,9 17,7

*Basé sur l'occurrence d'au moins une concentration de particules fines sur trois heures plus grande que 35 µg/m3 ou sur celle d’au moins une concentration horaire d'ozone plus grande que 82 ppb, et ce, à au moins une station de la région.

nd = non disponible

En 2010, le nombre de jours de mauvaise qualité de l’air a varié selon les régions. Montréal, Laval, Montérégie, Lanaudière, Estrie, Mauricie et Centre-du-Québec ont toutes enregistré une diminution du nombre de jours de mauvaise qualité de l’air. Dans les autres régions, à l’exception du Saguenay-Lac-Saint-Jean, une augmentation est observée. Cette situation peut s’expliquer par les feux de forêts de la Haute-Mauricie qui ont influencé la qualité de l’air de toutes les régions. D’ailleurs, le Saguenay-Lac-Saint-Jean aurait dû présenter quelques jours de mauvaise qualité de l’air en raison de ces feux. Malheureusement, l’appareil de mesure des particules fines situé au Lac-Saint-Jean a été endommagé par la fumée. Globalement, le nombre moyen de jours de mauvaise qualité de l’air a légèrement diminué en passant de 18,9 en 2009 à 17,7 en 2010. La présence ou l’absence de conditions météorologiques favorables à la dispersion des polluants dans l’atmosphère a une influence sur la qualité de l’air.

Retour en haut

Jours de smog et épisodes de smog

Un « jour de smog » est une journée durant laquelle les émissions atmosphériques et les conditions météorologiques provoquent, pendant plusieurs heures, la formation ou l’accumulation de concentrations élevées de particules fines ou d’ozone sur une vaste étendue de territoire. Trois critères sont utilisés pour déterminer les jours de smog : 

  1. L’intensité : les concentrations de particules fines (moyenne sur trois heures) ou d’ozone (moyenne horaire) doivent être respectivement plus grandes que 35 µg/m3 et 82 ppb;
  2. La durée : les concentrations élevées doivent être observées pendant au moins trois heures;
  3. L’étendue : les concentrations élevées doivent être représentatives de la région administrative.

D’autre part, l’expression « épisode de smog » fait référence à une journée ou à plusieurs journées consécutives durant lesquelles la présence de smog est continue.

Nombre d’épisodes et de jours de smog dû aux particules fines et à l’ozone, par région administrative, 2004-2010

Région administrative

2004

2005

2006

2007

2008 2009 2010

Épisodes

Jours

Épisodes

Jours

Épisodes

Jours

Épisodes

Jours

Épisodes

Jours

Épisodes

Jours

Épisodes

Jours

Abitibi - Témiscamingue nd nd nd nd 1 2 5 7 0 0 1 1 3 3
Outaouais

7

9

9 19

3

5

4 6 0 0 2 3 2 3
Laurentides

5

9

9 15

1

1

4 5 1 1 1 1 3 4
Montérégie

10

16

14 28

5

7

6 7 3 5 7 11 5 8
Montréal

16

24

15 34

8

11

11 15 18 30 19 35 15 26
Laval

16

21

14 34

5

10

10 13 7 10 15 29 10 18
Lanaudière

7

10

9 22

4

5

6 8 6 8 11 19 8 13
Mauricie

8

11

9 19

3

4

4 5 2 3 8 12 4 6
Centre-du-Québec

5

8

9 14

6

7

6 8 2 2 3 3 5 6
Estrie

3

6

7 15

2

5

4 6 0 0 1 1 1 2
Capitale-Nationale

9

15

10 21

8

10

5 6 1 2 3 3 6 9
Chaudière-Appalaches

3

5

8 11

3

4

3 4 0 0 1 1 0 0
Saguenay - Lac-Saint-Jean

3

4

5 8

1

1

3 3 0 0 0 0 0 0
Bas-Saint-Laurent nd nd 3 4 2 2 2 3 0 0 0 0 2 2
Moyenne générale

7,7

11,5

9,3 18,8

3,7

5,3

5,2 6,9 2,9 4,4 5,1 8,5 4,6 7,1

nd = non disponible

Le nombre de jours et d’épisodes de smog varie sensiblement selon la région considérée (voir le tableau ci-dessus). En 2010, deux des quatorze régions couvertes par le réseau de mesure n’ont connu aucun jour de smog. Dans les autres régions, les fréquences ont varié d’un épisode de smog (un jour au total) en Estrie à 15 épisodes (26 jours au total) dans la région de Montréal. Globalement, si on compare les données obtenues en 2010 à celles des années antérieures, on constate que le nombre moyen d’épisodes et de jours de smog (respectivement 4,6 épisodes et 7,1 jours de smog) est à la baisse par rapport à 2009. Cette baisse survient malgré les feux de forêt de la Haute-Mauricie. Ceux-ci ont eu un impact mesurable sur la qualité de l’air toutes les régions couvertes par le programme Info-Smog. De plus, la présence ou l’absence de conditions météorologiques favorables à la dispersion des polluants dans l’atmosphère a une influence sur la qualité de l’air. La durée moyenne des épisodes demeure stable, avec une moyenne de 1,5 jour par épisode.

Mentionnons que, depuis 2008, dans le cadre du Programme de surveillance de la qualité de l’air, une nouvelle génération d’appareils de mesure des particules fines est utilisée. C’est un des facteurs qui explique, en grande partie, qu’un plus grand nombre de jours de smog ait été observé dans la région de Montréal, lorsqu’on compare les données de 2008 avec celles des années antérieures. De plus, à la suite des améliorations apportées au processus de contrôle de la qualité des données, il est possible que ces renseignements soient revus et mis à jour.

Au cours de la période couverte (2004–2010), le plus long épisode de smog (9 jours) est survenu du 31 janvier au 8 février 2005, lors d’une période de forte stagnation de l’air qui a sévi sur une grande partie des basses-terres du Saint-Laurent. La concentration de particules fines la plus élevée au cours de cet épisode a été de 117 µg/m3 et elle a été mesurée à Montréal. Ailleurs dans le sud du Québec, les concentrations les plus élevées de particules fines ont varié de 52 µg/m3 en Estrie à 102 µg/m3 dans la région de la Capitale-Nationale. Il est à noter que les concentrations maximales les plus élevées enregistrées de 2004 à 2010 sont d’origine naturelle. Ainsi, au printemps 2010 (de la fin du mois de mai à celle du mois de juin), la Haute-Maurice a connu d’importants feux de forêts qui ont occasionné des concentrations de particules fines allant jusqu’à 380 µg/m3.

Au cours de l’année 2010, l’ozone a très peu contribué à la formation du smog. En fait, il a été associé à seulement trois jours de smog, réparti dans les régions du Centre-de-Québec et de la Capitale Nationale. Lors de ces trois jours, les concentrations d’ozone et de particules fines étaient supérieures aux valeurs de référence.

Début du document


Barre de navigation

| Accueil | Plan du site | Accessibilité | Pour nous joindre | Quoi de neuf? | Sites d'intérêt | Recherche | Où trouver? |

| Accès à l'information | Politique de confidentialité | Réalisation du site | À propos du site | Abonnement aux fils RSSAbonnement |


Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2002