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Taux physiologiques quotidiens d'inhalation
pour des individus âgés de 2,6 mois à 96 ans vaquant librement à
leurs occupations, en utilisant les mesures du double marquage des molécules
d’eau : comparaison avec les estimés des approches basées sur les
ventilations associées aux profils d’activités et la conversion métabolique
des bilans énergétiques
Dans la première partie de l’article, une revue critique des
approches traditionnelles utilisées pour estimer les taux quotidiens
d’inhalation en fonction de l’âge qui serviront à l’évaluation du risque en
santé publique montre que ces taux ne sont pas totalement fiables, compte
tenu des nombreux biais qui sont introduits par des déficiences
quantitatives et qualitatives en rapport avec certains paramètres
fondamentaux. Dans la deuxième partie, l’ordre de grandeur des
sous-estimations et des surestimations des taux quotidiens d’inhalation
déterminés selon chacune des approches est présenté en comparant ces taux
avec de nouvelles séries de taux physiologiques quotidiens d’inhalation et
de valeurs de distributions de centiles. Ces derniers sont basés sur la
dépense énergétique quotidienne totale (DEQT) mesurée par la méthode du
double marquage isotopique des molécules d’eau (DMME). Les DEQTs sont
dérivées à partir de l’analyse quotidienne du deutérium (2H) et
de l’oxygène lourd-18 (18O) dans des échantillons
d’urine par spectrométrie de masse durant une période globale de plus de 20
000 journées. L’urine provenait d’individus âgés de 2,6 mois à 96 ans, ayant
un poids corporel normal et vaquant librement à leurs occupations (n=1252).
Selon les valeurs physiologiques déterminées à partir du DMME, des tendances
opposées ont été observées entre deux séries de taux qui ont été estimés par
deux approches basées sur les profils d’activités des individus : la plupart
des taux estimés par l’approche basée sur la sommation des différentes
ventilations journalières sont surestimés, tandis que la plupart de ceux
estimés par l’approche liée aux équivalents métaboliques sont sous-estimés.
Les taux des deux approches ont été biaisés par des hypothèses
conservatrices concernant les périodes quotidiennes de sommeil et
d’activités légères. Les taux d’inhalation liés à l’approche du paramètre A
et à celle basée sur la conversion des apports énergétiques de
l’alimentation (AEA) ont été sous-estimés par les biais associés aux bilans
erronés de la consommation alimentaire quotidienne des individus. La
surestimation des taux métaboliques de base (TMB) dans les calculs des
rapports AEA/TMB a mené à une sous-estimation des taux d’inhalation estimés
par l’approche du paramètre A. Peu de valeurs moyennes des taux quotidiens
d’inhalation et des centiles estimés par les simulations de Monte Carlo
basées selon les approches traditionnelles (57 parmi 253) se rapprochent des
valeurs physiologiques à l’intérieur d’un écart de ± 5 % ou moins. Les
erreurs globales de tous les estimés (en m3/jour et en m3/kg-jour)
varient de –52 à +126 %. Les taux quotidiens d’inhalation les plus précis
sont ceux basés sur les mesures du DMME présentant une erreur d’environ
± 5 %. De tels taux ont été calculés lors d’études antérieures pour des
sujets masculins et féminins âgés de 1 mois à 96 ans (Brochu et al. 2006a)
et pour des adolescentes et des femmes enceintes et en lactation âgées de 11
à 55 ans (Brochu et al. 2006b) qui vaquent librement à leurs occupations,
sans aucune restriction quant à leurs activités quotidiennes réelles et à
leur environnement habituel.
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Référence à citer :
BROCHU, Pierre, Jean-François
DUCRÉ-ROBITAILLE et Jules BRODEUR. 2006c. Physiological daily inhalation
rates for free-living individuals aged 2.6 months to 96 years based on
doubly labeled water measurements: comparison with time-activity-ventilation
and metabolic energy conversion estimates. International Journal of Human
and Ecological Risk Assessment. HERA 12(4):736-761
1
Ces tableaux sont cités dans les publications, mais n’ont
pas été publiés dans les articles. Ils présentent les données
énergétiques et les autres résultats de mesures qui ont été utilisés pour
déterminer les taux physiologiques quotidiens d’inhalation.
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Ces figures synthèses ne sont pas citées et n’ont pas été
publiées dans les articles. Elles présentent les variations
des taux physiologiques quotidiens d’inhalation des différents groupes
sensibles de la population en fonction de l’âge.
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