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L'ozone et les particules fines :
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| Polluants | Industrie | Transport | Chauffage au bois | Autres sources | Total |
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| PM2,5 | 26 818 | 14 101 | 39 105 | 2 364 | 82 388 |
| SO2 | 261 057 | 22 403 | 568 | 11 686 | 295 714 |
| NOx | 41 249 | 339 033 | 3 973 | 16 312 | 400 567 |
| COV | 40 893 | 149 875 | 57 107 | 138 096 | 385 971 |
| Total | 370 017 | 525 412 | 100 753 | 168 458 | 1 116 640 |
Source : Environnement Canada, Inventaire national des rejets de polluants, 2004
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Figure 1 : Répartition des sources d’émissions atmosphériques de particules fines (PM2,5) en 2000 |
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Figure 2 : Répartition des sources d’émissions atmosphériques de dioxyde de soufre (SO2) en 2000 |
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Figure 3 : Répartition des sources d’émissions atmosphériques d’oxydes d’azote (NOx) en 2000 |
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Figure 4 : Répartition des sources d’émissions atmosphériques de composés organiques volatils (COV) en 2000 |
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Source : Environnement Canada, Inventaire national des rejets de polluants, 2004
La détermination des stations de mesure qui serviront à suivre l’évolution des interventions est en cours. Pour couvrir l’ensemble des régions métropolitaines visées par les standards pancanadiens, le ministère de l’Environnement a mis en place une nouvelle station de mesure de l'ozone (O3) et des particules fines (PM2,5) à Saguenay. Des analyseurs de PM2,5 ont aussi été ajoutés à Gatineau et sur la rive sud de Montréal. Une nouvelle station (O3 et PM2,5) a été installée en 2003, à Sherbrooke. Au cours des prochaines années, des améliorations au réseau de mesure seront apportées à Montréal et à Québec ainsi qu'à certaines stations régionales. Ces améliorations sont nécessaires pour évaluer l’effet du transport atmosphérique sur le smog, qu'il soit transfrontalier ou non. En 2004, 29 analyseurs de particules fines étaient fonctionnels. On prévoit qu'en 2005 près d’une vingtaine d'appareils supplémentaires de mesure en continu des particules fines auront été installés sur le territoire québécois. Le nombre d'analyseurs d'ozone passera, pour sa part, de 41 en 2003 à 45 en 2005. À cette date, il y aura 20 analyseurs de particules fines et 23 analyseurs d’ozone dans les agglomérations urbaines ciblées par les standards.
Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, en collaboration avec Environnement Canada, la Ville de Montréal et le ministère de la Santé et des Services sociaux, participe au programme estival de prévision de la qualité de l'air Info-Smog, qui vise à informer et à sensibiliser la population à la problématique du smog et aux enjeux qui y sont associés. Depuis l’été 2002, la composante estivale du programme a été étendue à l’ensemble du Québec méridional. Un programme hivernal de prévision de la qualité de l’air est aussi en place depuis l’hiver 2001-2002 dans la grande région de Montréal.
Le Ministère, en collaboration avec ses partenaires, diffuse depuis février 2004 un indice de la qualité de l’air (IQA) applicable à l’ensemble du territoire québécois, à l’exception de l’île de Montréal. Dans la continuité de l’ancienne Communauté urbaine de Montréal, la Ville de Montréal diffuse un indice similaire à partir des stations qu’elle exploite sur son territoire.
Les interventions du Québec visent d’abord la réduction des émissions industrielles par la refonte du Règlement sur la qualité de l’atmosphère (RQA) et par les attestations d’assainissement (permis d’exploitation) applicables à la grande industrie dans le cadre du Programme de réduction des rejets industriels (PRRI). Elles visent aussi à améliorer la connaissance des émissions de PM2,5, de ses précurseurs ainsi que des précurseurs de l’ozone.
La refonte du RQA entraînera une réduction des émissions de PM2,5 par un resserrement des valeurs limites d’émission pour un bon nombre d’installations industrielles, notamment les chaudières à biomasse et les séchoirs des fabriques de panneaux de bois. La réduction du contenu en soufre dans l’huile lourde contribuera aussi à réduire les PM2,5. À l’égard des précurseurs de l’ozone, on prévoit des réductions de NOx lors des remplacements de brûleurs à combustibles fossiles et des réductions de COV dans plusieurs secteurs, notamment ceux du nettoyage à sec et des imprimeries. D’autres réductions de COV sont à prévoir avec l’application de critères d’air ambiant lors de modifications de procédés industriels, qu’il s’agisse du formaldéhyde dans les usines de panneaux ou du styrène dans les fabriques de pièces en fibre de verre. Enfin, pour assurer une meilleure qualité de l’air, des normes plus sévères pour les nouvelles installations sont prévues dans plusieurs secteurs d’activité.
Par ailleurs, des attestations d’assainissement ont été émises en vertu du PRRI dans le secteur des pâtes et papiers. Le processus d’émission de ces attestations est en cours pour les secteurs des industries minérales et de la métallurgie. Des campagnes de mesure exhaustive des émissions de particules fines, de NOx et de COV ont été entreprises par l’industrie des pâtes et papiers dans le cadre de ces attestations; elles devraient se terminer au début de l’année 2005. Les résultats des premières campagnes d’échantillonnage ont commencé à parvenir au MENV.
En ce qui concerne les appareils de chauffage au bois (poêles et foyers), le Québec participe à des programmes d'information et de sensibilisation de la population concernant l'impact du chauffage au bois sur la qualité de l'air et la santé ainsi que sur les bonnes pratiques à adopter. À titre d’exemple, le programme hivernal Info-Smog avise les citoyens de la grande région de Montréal des conditions non favorables à l’utilisation de ces appareils.
La mise en œuvre de mesures prévues dans le Plan d’action québécois 2000-2002 sur les changements climatiques aura un impact non négligeable sur la qualité de l’air, qu’il s’agisse d’investissements accrus dans les infrastructures de transport en commun (prolongement du métro, voies réservées, etc.) ou de programmes ayant pour but de favoriser le covoiturage et l’accès au transport en commun.