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Réserve écologique des Kettles-de-Berry
Constituée en octobre 1996, la réserve écologique des
Kettles-de-Berry, la 55e du réseau québécois, est située dans la
municipalité de Berry en Abitibi, à quelque 45 kilomètres au nord-ouest de
la ville d’Amos. Cette réserve écologique, d’une superficie de 267
hectares, vise à préserver dans des conditions naturelles une partie de
l'esker de Berry, une ancienne rivière sous-glaciaire, qui se caractérise
par la présence de plusieurs lacs et cuvettes à différents stades
d'évolution appelés « kettles ».
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Vue aérienne de la réserve
écologique Kettles-de-Berry |
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Le lac en Coeur dans la réserve
écologique Kettles-de-Berry |
Un kettle est un élément géomorphologique particulier associé aux
formations fluvio-glacières. Plus précisément, il s’agit d’une fosse dans
le sable dont le gravier, qui constitue le fond et les parois, est trop
grossier pour se colmater et devenir étanche. Un kettle qui s’est colmaté
et rempli d’eau devient un lac d’esker. Le territoire de la réserve
écologique est parsemé de quelques kettles et de petits lacs, notamment le
lac en Cœur, la lac Paludier et le lac la Perdrix.
Les kettles que protège la réserve écologique illustrent très bien
comment se sont produites les formations géologiques des eskers de
l’enclave argileuse de l’Ojibway, un habitat typique du territoire de
l’Abitibi. L'excellent état de conservation de ces milieux, maintenant
soustraits de toute exploitation est remarquable, comparativement à la
plupart des autres qui ont été très perturbés dans la région, puisque
certains d’entre eux ont été utilisés comme dépotoirs ou comme gravières.
Cette réserve écologique se trouve dans la région naturelle de la
plaine d’Abitibi et son altitude est comprise entre 320 et 345 mètres.
Elle occupe le versant occidental d’une partie de l’esker de Berry,
relativement plat et beaucoup plus large que haut. Elle protège également
des peuplements de pins gris et d'épinettes. Sur les rives de certains
lacs, on trouve des plantes peu communes pour la région, telles que l'ériocaulon
septangulaire (Eriocaulon septangulare) et la lobélie de Dortmann (Lobelia
dortmanna).

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