Les aventures de Rafale
La simplicité volontaire et la
surconsommation :
Rafale simplifie la chose
Février
2002
- Nous avons une sortie spéciale aujourd’hui à mon
école. Nous nous rendons dans un centre de loisirs afin de pratiquer nos sports
d’hiver préférés. Moi, j’ai apporté les skis que mon père m’a
achetés à la ressourcerie
de la ville.
Après une première descente, je rencontre un ami de la classe au bas de la piste de ski.
Salut
Rafale! Tu as vu ma planche neuve?
Wow!
Une belle planche à neige! Tu dois être vraiment bon!
Je
l’ai reçue à Noël. C’est pour mes nouveaux cours. Tout le monde avait la
sienne : il me fallait donc ma planche à moi.
Et
le manteau d’hiver? Il est neuf aussi! Ton ancien ne te faisait plus?
Non,
il me faisait encore. Mais les couleurs n’étaient plus à la mode!
Et
ces nouvelles lunettes de ski? Tu les as eues à Noël?
Oui.
Elles sont belles, n’est-ce pas? Je trouve qu’elles vont bien avec mon
manteau! C’est moi qui les ai choisies!
Et
ces mitaines, cette tuque et ces bottes? Tu les a demandées uniquement pour qu’elles
soient assorties avec ton manteau elles aussi!? Tu as pensé à tout le
gaspillage que cela engendre?
Euh...
Ça alors! Je n’en reviens pas… Le bois, les plastiques, les métaux, les fibres… Tant de produits de consommation pour une seule personne! Tant de ressources naturelles utilisées uniquement pour des cadeaux de Noël! Décidément, la surconsommation est à la mode… aux dépens de l’environnement!
La surconsommation
Trucs pour moins consommer-
Emprunter
-
Attendre
- Échanger - Réparer
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Avez-vous déjà fait une liste de tout ce que vous consommez pendant une journée?
Bien sûr, nous avons besoin de certaines choses :
- d'aliments pour combler les besoins de notre corps;
- d’eau pour boire et nous laver;
- de vêtements pour nous habiller;
- de divers types de ressources naturelles pour construire nos habitations (bois, fibres, goudron, fer, verre, etc.);
- d’électricité pour le chauffage, l’éclairage et le fonctionnement des appareils ménagers;
- de plusieurs autres formes d’énergie pour nous déplacer ou nous divertir.
Nous nous payons aussi quelques luxes : des disques compacts, de beaux vêtements à la mode, le câble pour la télévision, des pâtisseries, des jeux pour l’ordinateur… À l’occasion, c’est correct!
Mais où commence donc la surconsommation? Quand nous en avons trop!
Je ne crois pas que l’ancien manteau de mon ami était si démodé que ça et il était sûrement encore assez chaud… Et sa planche neuve? C’est la première année qu’il pratique ce sport et il lui faut de l’équipement neuf!
Honnêtement, pensez-vous que mon ami qui désirait tout cet équipement a participé à la surconsommation? Est-ce que c’était nécessaire pour lui d’en demander autant? C’est vrai que ce sont ses parents qui lui ont tout acheté, mais c’est lui qui leur a demandé de le faire. Il aurait quand même pu être un peu plus raisonnable dans ses choix…
J’espère qu’il va donner ses « vieux » vêtements d’hiver au lieu de les jeter ou de les laisser s’ennuyer au fond d’une garde-robe… Un autre jeune pourrait en profiter!
Nous sommes tous des consommateurs, mais nous devons prendre conscience que chaque fois que nous utilisons un produit ou un service, cela a des effets sur l’environnement. Même lorsqu’on boit un verre d’eau! Sauf que c’est normal et même vital de boire…
Il y a beaucoup de choses dont nous n’avons pas vraiment besoin. Ce sont souvent des objets pour mieux paraître. Pourquoi ne pas oser faire autrement sans suivre absolument les modes? Ça pourrait être très original!
Avez-vous pensé à toutes les conséquences de la surconsommation sur l’environnement?
- La production de biens de consommation demande une énorme quantité de ressources naturelles.
- Pour transformer ces ressources naturelles en biens prêts à être consommés, nous devons dépenser une grande quantité d’énergie.
- Cette dépense d’énergie et de ressources engendre plusieurs types de pollution. L’air, l’eau, le sol et la biodiversité deviennent souvent les victimes de notre surconsommation.
Nous devons éviter toute surconsommation, puisque ça pollue inutilement! En consommant moins, des ressources sont préservées. Elles peuvent servir à produire des choses très utiles (des maisons, des médicaments, de la nourriture, etc.) pour ceux qui n’en ont pas!
La simplicité volontaire, est-ce être pauvre?Non! La simplicité volontaire, c’est choisir! Bien sûr, personne ne choisit de vivre dans la pauvreté. Mais nous pouvons choisir d’acheter moins de choses inutiles et de partager avec les autres afin de faire notre part pour l’environnement. |
Les ressources de la terre ne sont pas toutes éternelles! Certaines s’épuiseront un jour parce qu’elles sont non renouvelables. Qu’aurons-nous fait de ces richesses? Moi, j’ai décidé de protéger l’environnement concrètement tous les jours. Je surveille les achats que je fais, j’achète des produits recyclables ou recyclés, je résiste aux publicités alléchantes… Et vous? Êtes-vous des consommateurs responsables?
Saviez-vous que certaines personnes font le choix de réduire volontairement leur consommation? On appelle ce mode de vie la simplicité volontaire.
La simplicité volontaire
Pour réagir à cette trop grande consommation, certaines personnes choisissent de changer un peu leurs habitudes. Elles réduisent leurs achats afin de briser le cycle de la consommation.
Les raisons de pratiquer la simplicité volontaire varient d’un individu à l’autre. Certains décident de mieux et de moins consommer. Ainsi, ils choisissent de moins travailler. Évidemment, ils gagnent moins d’argent, mais ils ont plus de temps pour faire ce qu’ils aiment (sports, arts, etc.). Et en ayant moins d’argent, ils doivent dépenser de façon plus responsable.
Plusieurs adoptent aussi ce mode de vie par souci de l’environnement. Comme moi!
Je vous ai d’ailleurs préparé quelques trucs faciles à faire tous les jours pour pratiquer la simplicité volontaire. En cliquant ici, un tableau vous montrera quelques façons d’économiser l’eau et l’énergie, et d’aider à sauvegarder l’environnement.
StatistiquesSerge Mongeau, un des premiers à avoir choisi la simplicité volontaire, affirme que : « L’Amérique du Nord, qui compte seulement 6 % de la population mondiale, utilise de 40 % à 50 % des ressources naturelles mondiales ». Si vous ou vos parents voulez en savoir plus sur ses idées, vous pouvez lire son livre : MONGEAU, Serge. La simplicité volontaire, plus que jamais…, éditions Écosociété, Montréal, 1998. Si chaque personne sur la terre consommait autant que nous le faisons en Amérique du Nord, ça prendrait les ressources de trois ou même cinq planètes comme la nôtre pour répondre aux besoins de tous les humains! Voyez-vous une certaine inégalité dans ces chiffres? Les pays en voie de développement n’ont pas nos richesses et ne pourront jamais les avoir avec les ressources que la terre possède. Alors, qu’est-ce qu’on décide? On continue à consommer jusqu’à ce que la planète devienne invivable? Ou bien on choisit de freiner l’exploitation et le gaspillage des ressources en réduisant notre propre consommation? À nous de choisir notre avenir…
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Le Réseau québécois pour la simplicité volontaire vous donne de nombreuses informations à ce sujet. |
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Un professeur a créé une page personnelle sur la simplicité volontaire. |
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