Les aventures de Rafale
En route vers... une conduite plus écologique!
Enfin le printemps est
là! Cette année, plus que jamais, Rafale attend la mi-avril avec impatience. Il
ne veut surtout pas rater le passage du « peuple migrateur » depuis qu’il a vu
le film.
Il ira donc observer les grandes oies des neiges lors de leur escale saisonnière en bordure du lac Saint-Pierre avec son oncle Robert. Quelques jours avant leur départ, Rafale et Robert discutent au téléphone des derniers préparatifs.
Quelle
excellente initiative, Rafale! Ça fait des années que je projette d’aller en
excursion dans cette région. Nous en profiterons pour visiter le Centre
d’interprétation de Baie-du-Febvre afin d’en apprendre un peu plus sur la
migration de l’oie des neiges et celle de plusieurs autres
espèces.
Je
suis vraiment heureux que tu nous y accompagnes! Deux de mes amis aimeraient se
joindre à nous. Penses-tu qu’on pourrait leur faire un peu de place à bord de ta
minifourgonnette?
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Un site d'observation de l'oie des neiges De la mi-avril au début du mois de mai, la plaine inondée de Baie-du-Febvre, située sur la rive sud du lac Saint-Pierre, est envahie par une grande quantité d’oiseaux, dont l’oie des neiges. En raison de l’abondance de ses milieux humides, cette halte migratoire de la vallée du Saint-Laurent figure parmi les plus fréquentées par la faune ailée. Ils y trouvent une aire privilégiée de repos au printemps, avant de reprendre leur envol vers le nord. De même, ils y feront halte quelques semaines à l’automne, avant de repartir en direction du sud. Plusieurs postes d'observation sont accessibles le long de la route 132. De plus, le Centre d’interprétation de Baie-du-Febvre, situé à l’ouest de Nicolet, a rassemblé des informations sur les phénomènes de migration et la conservation des milieux humides autour du lac Saint-Pierre. Il ouvre ses portes du mois de mars au mois de novembre. Pour plus d’information : http://www.oies.com |
Oh!
Tu n’étais pas au courant? Je me suis débarrassé de ce véhicule le mois dernier.
Nous ferons le voyage dans ma nouvelle voiture, une compacte plus légère et
moins gourmande. Tes amis sont les bienvenus! Elle offre suffisamment d’espace
pour quatre personnes!
Tu
me surprends! Tu aurais pu la conserver comme second véhicule pour nos
excursions! Pourquoi as-tu pris cette décision?
Elle
avait déjà onze ans d’usure, mais la principale raison, c’est qu’elle consommait
beaucoup trop de
carburant. Et quand je voyais la fumée bleue sortir du
tuyau d’échappement, malgré des mises au point répétées, j’avais l’impression de
circuler avec une voiture qui pollue comme vingt. En plus, le nombre de nos
déplacements familiaux ne justifiait pas la présence de ce deuxième véhicule. Je
l’ai remplacée par un modèle beaucoup plus économique qui fait davantage de
kilomètres par litre d’essence.
Ouais...
J’avoue que tu changes un peu mes plans… mais j’ai peut-être une solution! Ma
mère pourrait te prêter son véhicule utilitaire sport, si on lui demande à
l’avance. Elle ne te refusera pas ça, j’en suis sûr! Et ne t’inquiète pas pour
les coûts d’essence, nous avons l’intention de payer chacun notre part.
Il
n’en est pas question! Et ne va pas croire que les frais de transport sont ma
seule préoccupation — même si le prix de l’essence me porte souvent à réfléchir.
En fait, rien ne justifie que nous nous déplacions avec un véhicule aussi peu
performant.
Très
performant au contraire! C’est le modèle le plus récent et le plus puissant! Tu
n’as pas vu l’annonce à la télé où on le voit se propulser dans les airs pour
atteindre l’autre versant d’une vallée profonde!
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La consommation de carburant, un adversaire de taille |
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| Catégorie de voiture | Consommation de
carburant (en litre) |
Émission de CO2 (en kg) |
| Sur 100 km | Sur 100 km | |
Compacte![]()
|
8,0 | 19,0 |
Minifourgonnette![]()
|
13,1 | 30,6 |
|
Utilitaire 4 X 4
|
21,1 | 49,8 |
| Référence : Je lève le pied, je réduis les gaz! Un guide produit par l’Agence de l’efficacité énergétique et le ministère de l’Environnement du Québec. | ||
Très
impressionnant! Pourtant, nous circulerons sur des routes carrossables pour nous
rendre à Baie-du-Febvre. Je ne vois pas en quoi le véhicule que tu proposes nous
sera si utile! Ce que j’entends par performance se rapporte au rendement
énergétique, pas aux effets spéciaux. Plus un véhicule est pesant, plus il
nécessite une grande
énergie mécanique pour avancer et plus il consomme
de
combustible. Ces gros utilitaires sport, dans des conditions routières
normales, gaspillent l’énergie tout en émettant beaucoup de
gaz à effet de serre (GES)!
Savais-tu qu’au Québec 32 % des gaz à effet de serre proviennent des
véhicules qui sillonnent nos routes? Il faut y voir!
Les
gaz à effet de serre... ce sont les gaz responsables du réchauffement de la
planète, n’est-ce pas?
Oui,
mais avec une nuance cependant. Ces gaz font partie de l’atmosphère et
contribuent au maintien des températures moyennes sur terre. Ils sont composés
en majeure partie de vapeur d’eau ainsi que de faibles
concentrations de
dioxyde de carbone (ou gaz carbonique), de méthane, etc. Sans eux, notre
planète ne serait pas un lieu habitable. Les gaz à effet de serre retiennent une
partie de la chaleur du Soleil à la surface de la Terre. C’est ce phénomène que
l’on nomme « effet de serre ».
Tu
parles de ces gaz comme s'ils étaient naturels et bénéfiques! Pourquoi alors
fais-tu tant d'efforts pour les réduire?
Tu
ne m'as pas permis d'aller au bout de mon explication, Rafale! Le problème,
c'est que nos activités humaines, principalement celles qui sont liées aux
transports et aux industries, provoquent une augmentation de ces gaz dans
l'atmosphère, ce qui renforce l’effet de serre.
De plus en plus de scientifiques s’accordent pour dire que l’accumulation des
gaz à effet de serre due à nos modes de vie dans les pays industrialisés est
responsable de l’augmentation des températures à la surface du globe.
Pour atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre que vise
le gouvernement du Québec en accord avec le
protocole de Kyoto, il faudra
certainement diminuer notre
consommation de
combustibles fossiles,
en particulier celle de l’essence.
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Cette espèce migratrice est également connue sous le nom de grande oie des neiges et, plus communément, sous celui d’oie blanche. Elle est recouverte d’un manteau tout blanc, à l’exception de quelques plumes noires au bout de ses ailes. Lorsque la population d’oies blanches interrompt son voyage pour se ravitailler sur les berges de la vallée du Saint-Laurent, elle a toute l’apparence d’une bordée de neige hâtive ou tardive, selon la période de l’année et le sens de son trajet migratoire. Le bec robuste et légèrement dentelé de cet herbivore lui facilite l’arrachage des racines, dont il se nourrit principalement, et lui permet aussi de se gaver des restes de récoltes oubliées dans les champs.
Pour en connaître davantage sur l’oie des neiges et d’autres espèces d’oiseaux sauvages, clique ici! |
Mais
dis-moi, est-ce que les inondations du Saguenay et la tempête de verglas sont
des exemples de ce que pourraient entraîner les
changements climatiques?
C’est
possible. Certains experts croient que les phénomènes météorologiques extrêmes
pourraient devenir plus fréquents en raison des changements climatiques. Mais
ils ont besoin de les étudier davantage avant de se prononcer.
Ce qui est certain, pour en revenir aux émissions des véhicules automobiles,
c’est qu’elles détériorent la qualité de l’air que l’on respire. Les épisodes de
smog que l’on a connus dans les grands centres urbains sont dus, pour une
bonne part, à ces émissions.
Je
sais, mon amie Magma m’en a déjà parlé. Elle souffre d’asthme et elle est très
incommodée par le smog.
Malheureusement,
cette détérioration de la qualité de l’air affecte de plus en plus de gens. Elle
aggrave les problèmes de santé des personnes plus vulnérables, comme les
enfants, les personnes âgées et tous ceux qui sont atteints de problèmes
respiratoires.
Tu
m'as convaincu, oncle Robert! Je vais tout de suite informer mes amis que tu les
invites à prendre place dans ton bolide aux performances énergétiques
supérieures, en leur recommandant toutefois de voyager légèrement. Où se
rejoint-on? Et à quelle heure?
Désolé
de te décevoir, Rafale, mais je n’ai jamais prétendu que ma voiture offre une si
exceptionnelle
efficacité énergétique. Tu sais, elle est munie d’un
moteur à combustion, tout ce qu’il y a de plus standard, qui brûle du carburant
et rejette des polluants dans l’air! Crois-moi, il y a encore du chemin à
parcourir avant qu’on puisse qualifier les voitures de vraiment efficaces en
matière d’énergie!
En
quoi est-il si peu efficace ce moteur à combustion?
Le
pourcentage d'énergie mécanique tiré de l’essence, celui qui sert à mettre la
voiture en mouvement, n’est pas très élevé. Une grande quantité d’énergie
résultant de la combustion d’essence est dissipée en chaleur.
Et
toutes les voitures sont équipées de ce type de moteur?
Oui,
pour la plupart. Le moteur à combustion, malgré son faible rendement, a envahi
le marché et demeure actuellement le plus répandu.
Il
doit bien y avoir d'autres solutions en vue?
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Les véhicules électriques Jusqu’à présent, l'autonomie insuffisante de la batterie du véhicule électrique et sa longue durée de charge représentent des obstacles à sa commercialisation. De plus, si l’électricité utilisée a été produite par une source d'énergie non renouvelable comme le pétrole, ce véhicule est-il vraiment plus propre? Le véhicule hybride, qui combine les avantages du moteur électrique et du moteur à essence, permettra une économie de carburant de près de 50 %. Pour ce qui est des véhicules dotés d’une pile à combustible, ils n’émettront pas de gaz à effet de serre. Toutefois, on devra aussi questionner la propreté de ces véhicules, si l’hydrogène utilisé par la pile est produit à partir de ressources non renouvelables. |
Oui,
des solutions qui finiront peut-être par voir le jour… car plusieurs
constructeurs automobiles, appuyés par les gouvernements, investissent
d’importantes sommes d’argent dans le développement de voitures plus
« propres ».
Ainsi, des chercheurs travaillent à améliorer les carburants, tandis que
d’autres s’intéressent à la conception de nouveaux types de moteurs et aux
formes d’énergie qui les alimentent. D’autres encore orientent leurs efforts
vers la recherche de nouveaux matériaux plus légers et vers des formes de
carrosserie plus aérodynamiques.
Le hic, c’est que la plupart de ces modèles novateurs, qui consomment moins et
polluent moins, ne dépasseront pas le stade de prototype.
Pourquoi?
C’est absurde! Explique-moi.
La
production en série des voitures implique de gros investissements de la part des
manufacturiers. Mais surtout, une bonne partie de notre économie repose sur la
consommation de pétrole. Les constructeurs n’ont souvent d’autre choix que de se
plier à cette réalité pour maintenir leurs profits. C’est pourquoi les vrais
changements dans le secteur automobile prennent beaucoup de temps à se
concrétiser.
Ouais...
Alors on n'a plus qu’à s’armer de patience… Et qu’est-ce qu’on peut faire en
attendant pour réduire nos gaz à effet de serre?
Il
faudra réévaluer la place qu’occupe l’automobile dans nos vies pour trouver des
moyens, à notre portée, qui visent un
développement durable et mettre en
pratique une conduite plus… écologique!
D’accord, roulons écolo!
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Quelques conseils pour « rouler écolo » Voici des moyens à notre portée pour réduire les gaz à effet de serre :
Référence : Roulez Écolo! Dépliant publié par Environnement Québec |
Avril 2003





