SECTION 1 - Ministère de l'Environnement
Plan stratégique 2000-2003
Mise à jour de janvier 2001
Introduction
1. La mission, la clientèle et les partenaires
2. État de situation
Introduction
Le ministère de l’Environnement a produit en janvier 2000 un plan
stratégique triennal couvrant la période s’échelonnant d’avril 2000 à
mars 2003. Après une année d’application, le Ministère présente une mise
à jour de ce plan.
À la suite d’une présentation générale de la mission, de la clientèle
et des partenaires du ministère de l’Environnement, le document dresse la
liste de ses grandes réalisations 2000-2001. Puis il explique les principaux
éléments caractérisant le contexte dans lequel il évolue, de même que les
grands enjeux qui le préoccupent. Enfin, il est question des orientations
stratégiques ainsi que des grands moyens envisagés pour les concrétiser.

1. La mission, la clientèle et les partenaires
- La mission, les domaines d’activité et les moyens d’intervention
La mission du ministère de l’Environnement est d’assurer, dans une
perspective de développement durable, la protection de l’environnement.
Ainsi, le Ministère contribue à la qualité de vie des Québécoises et des
Québécois par la conservation des écosystèmes, de manière à répondre aux
besoins présents, sans compromettre la capacité des générations futures de
répondre à leurs propres besoins.
Le Ministère exerce son activité dans les domaines suivants :
- la protection des écosystèmes et de la biodiversité du territoire
québécois, notamment par l’établissement de réserves écologiques et
la sauvegarde des espèces floristiques et de leurs habitats;
- la prévention, la réduction ou la suppression de la contamination de l’eau,
du sol et de l’air;
- la gestion du domaine hydrique de l’État et des barrages publics;
- la sécurité des barrages (privés et publics);
- la promotion au sein de la société québécoise du développement
durable;
- l’observation et la connaissance des écosystèmes et de leurs
composantes;
- les relations intergouvernementales et internationales en matière de
protection de l’environnement.
Le Ministère intervient dans ces domaines d’activité en utilisant les
moyens suivants :
- il propose au gouvernement des stratégies, des lois et des règlements;
- il conclut des ententes en matière de protection de l’environnement
avec un gouvernement autre que celui du Québec, un ministère, un
organisme, une organisation internationale ou avec toute personne, toute
municipalité ou tout groupe concerné;
- il procède à des enquêtes et à des inspections pour vérifier l’application
des normes environnementales;
- il effectue des activités de contrôle et de surveillance pour prévenir
toute pollution de l’environnement;
- il mène ou il fait effectuer des recherches pour favoriser le
développement du savoir environnemental;
- il soutient financièrement des projets environnementaux ou des projets de
recherche et de développement qui contribuent à une meilleure protection
de l’environnement.
Tous les citoyens du Québec sont interpellés par la mission du ministère
de l’Environnement, la protection de l’environnement étant une
responsabilité collective. De façon plus directe, la clientèle du ministère
de l’Environnement se compose des individus, entreprises, groupes et
organismes qui sollicitent un avis ou un droit en vertu de la législation
environnementale, de ceux qui doivent se conformer au cadre réglementaire de la
protection de l’environnement et de ceux qui requièrent des interventions de
conservation du milieu naturel et d’espèces vivantes.
De nombreux partenaires épaulent le Ministère dans la protection de l’environnement,
principalement :
- des ministères et des organismes, dont le ministère des Ressources
naturelles, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation,
le ministère des Affaires municipales et de la Métropole, le ministère de
l’Industrie et du Commerce, le ministère de la Santé et des Services
sociaux, le ministère des Transports et la Société de la faune et des
parcs du Québec;
- des acteurs locaux et régionaux, tels que les municipalités, les
municipalités régionales de comté, les communautés métropolitaines et
les centres locaux de développement;
- des groupes environnementaux;
- des associations représentatives du milieu industriel, du milieu agricole
et du milieu municipal;
- des universités et des centres de recherche.

2. État de situation
Le présent plan stratégique constitue une mise à jour du plan stratégique
2000-2003, mise à jour qui prend en considération le chemin parcouru en
2000-2001 et l’évolution du contexte. Le Ministère conserve à peu de choses
près les mêmes grandes priorités, soit la prestation de services aux
citoyens, la gestion de l’eau, les changements climatiques, la diversité
biologique et le développement durable.
Au cours de l’exercice 2000-2001, le ministère de l’Environnement a
franchi des étapes importantes de son plan stratégique 2000-2003. Ces étapes
sont regroupées par enjeu.
En matière de gestion de l’eau
- À la suite de la publication, en mai 2000, du rapport de la Commission
sur la gestion de l’eau, le ministre de l’Environnement a présenté le
cadre d’orientation de la future politique québécoise sur l’eau.
- Une étape importante a été concrétisée dans le cadre de la
modernisation du Règlement sur l’eau potable avec la
prépublication du nouveau Règlement sur la qualité de l’eau potable.
- En mai 2000, l’Assemblée nationale adoptait la Loi sur la sécurité
des barrages, destinée à accroître la sécurité des barrages et, par
conséquent, à protéger les personnes et les biens contre les risques
associés à leur présence.
En matière de changements climatiques
- Au regard de la protection de la couche d’ozone, le ministre de l’Environnement
a rendu publique, en juin 2000, la Stratégie québécoise de gestion des
substances appauvrissant la couche d’ozone et de leurs produits de
remplacement.
- En octobre 2000, le gouvernement a publié le Plan d’action
québécois 2000-2002 sur les changements climatiques.

En matière de diversité biologique
- En juin 2000, le gouvernement prenait une décision importante au regard
de la conservation de la diversité biologique, en s’engageant à
augmenter la superficie totale du réseau d’aires protégées. Il confiait
au ministère de l’Environnement la responsabilité d’élaborer, en
concertation avec le ministère des Ressources naturelles et la Société de
la faune et des parcs du Québec, une stratégie québécoise sur les aires
protégées. Dans cette foulée, le ministre de l’Environnement a
présenté à l’Assemblée nationale, en octobre 2000, un projet de loi
sur les réserves naturelles en milieu privé.
- Le gouvernement a signifié, en novembre 2000, son accord à la signature
du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques
biotechnologiques. Il appuie ainsi la recommandation du ministère de l’Environnement
de doter le Québec d’une stratégie de mise en œuvre de ce protocole.
D’autres dossiers majeurs ont également été traités.
- En mai 2000, le ministère de l’Environnement lançait la phase II de
Revi-Sols, un programme de réhabilitation des terrains contaminés en
milieu urbain qui est étendu maintenant à l’ensemble des municipalités
québécoises.
- Conformément au Plan d’action québécois sur la gestion des
matières résiduelles 1998-2008, le gouvernement québécois a
réalisé les actions suivantes : entrée en vigueur de la Loi
modifiant la Loi sur la qualité de l’environnement et d’autres
dispositions législatives concernant la gestion des matières résiduelles;
prépublication, en juin 2000, du projet de Règlement sur la
récupération et la valorisation des huiles usagées, des contenants d’huile
et des filtres à huile usagés; adoption, en juin 2000, du Règlement
sur la récupération et la valorisation des contenants de peinture et des
peintures mis au rebut, entré en vigueur en janvier 2001; entrée en
vigueur, en août 2000, de modifications apportées au Règlement sur l’entreposage
des pneus hors d’usage et au Règlement sur les déchets solides;
publication dans la Gazette officielle, en septembre 2000, de la Politique
québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008, le Plan d’action
québécois devenant ainsi la politique officielle du gouvernement
québécois à l’égard de la saine gestion des matières résiduelles;
prépublication, en octobre 2000, du projet de Règlement sur l’élimination
des matières résiduelles.
Deux de ces textes réglementaires, portant respectivement sur les huiles
et sur les peintures, mettent en œuvre le principe de « responsabilisation
élargie » des producteurs à l’égard des produits qu’ils
mettent en marché, que le Ministère prévoit étendre à l’ensemble des
produits.

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