SECTION 3 - Société québécoise de récupération et de recyclage
Plan stratégique 2001-2003
1. La mission et les mandats
2. Les choix stratégiques
Enjeu 1 : La mise en valeur des matières résiduelles
Orientation 1 : Rechercher et proposer des sources de financement
adaptées aux besoins
Orientation 2 : Élaborer des outils pour le suivi de l’atteinte
des objectifs
Orientation 3 : Soutenir l’organisation des industries
engagées dans la mise en valeur des matières résiduelles
Orientation 4 : Soutenir les regroupements municipaux et créer
de nouvelles alliances stratégiques
Orientation 5 : Amorcer l’application du principe de réduction
des matières résiduelles
Enjeu 2 : Les services aux citoyens
1. La mission et les mandats
La Société québécoise de récupération et de recyclage, RECYC-QUÉBEC, a
conçu son plan de développement stratégique 2000-2003 dans le cadre global de
sa mission et des actions reconnues comme étant de son ressort dans le Plan
d’action québécois sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008, appuyé
par la Politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles
1998-2008. Le rôle de RECYC-QUÉBEC, tel qu’énoncé dans le Plan d’action
québécois et le plan de développement stratégique, adopté par le conseil d’administration
de RECYC-QUÉBEC à sa séance du 14 juin 2000, devra être revu et adapté, le
cas échéant, conformément à la politique adoptée le 30 septembre 2000.
Selon la loi qui l’a créée, RECYC-QUÉBEC a pour mission de
promouvoir, de développer et de favoriser la réduction, le réemploi, la
récupération et le recyclage de contenants, d’emballages, de matières ou de
produits, ainsi que leur valorisation dans une perspective de conservation des
ressources. La Politique québécoise fixe à 65 % l’objectif global de mise
en valeur des matières résiduelles qui peuvent effectivement être mises en
valeur annuellement. Cet objectif global sous-entend l’atteinte d’objectifs
sectoriels d’ici 2008, comme suit.
Pour le secteur municipal
- 60 % du verre, du plastique, du métal, des fibres, des encombrants et de
la matière putrescible ;
- 75 % des huiles, des peintures et des pesticides (résidus domestiques
dangereux) ;
- 50 % du textile ;
- 80 % des contenants à remplissage unique de bière et de boisson gazeuse.
Pour les industries, les commerces et les institutions
- 85 % des pneus ;
- 95 % des métaux et du verre ;
- 70 % du plastique et des fibres, y compris le bois ;
- 60 % de la matière putrescible.
Pour l’industrie de la construction, de la rénovation et de la
démolition
- 60 % de toutes les matières pouvant être mises en valeur.

2. Les choix stratégiques
Enjeu 1 : La mise en valeur des matières
résiduelles
Orientation 1 : Rechercher et proposer des sources de financement
adaptées aux besoins
Afin d’exercer son rôle de coordination des activités de valorisation des
matières résiduelles pour en assurer l’intégration et la complémentarité,
RECYC-QUÉBEC devra pouvoir compter sur des sources de financement renouvelables
et adaptées. Elle examine actuellement la question financière pour trouver de
telles sources.
La Politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles
1998-2008, adoptée par le gouvernement le 30 septembre 2000, prévoit l’obligation
de la prise en compte par les fabricants et importateurs de produits des effets
de ces produits sur l’environnement et, notamment, des coûts afférents à la
récupération et à la valorisation des matières résiduelles générées par
ces produits. RECYC-QUÉBEC entend assurer l’essentiel de son financement lors
de la mise en place des sociétés de gestion, aussi appelées organismes
industriels de récupération et de valorisation.
RECYC-QUÉBEC devra s’assurer de la mise en œuvre des leviers financiers
pertinents pour plusieurs raisons : assumer pleinement son rôle au chapitre de
l’information et de l’éducation des différents groupes de clientèle
interpellés par la gestion des matières résiduelles, notamment dans le
secteur municipal, et auprès du grand public : apporter son soutien à la
recherche et au développement dans le domaine de la mise en valeur des
matières résiduelles; rendre compte de l’atteinte des objectifs sectoriels
et global et, enfin, faire les recommandations appropriées.
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AXES D’INTERVENTION |
OBJECTIFS |
INDICATEURS |
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Nouvelles sources de financement par l’entremise des sociétés de
gestion
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Convenir d’une formule de financement avec les sociétés de gestion |
Ententes conclues avec les sociétés de gestion
Revenus générés annuellement |

Orientation 2 : Élaborer des outils pour le suivi de l’atteinte
des objectifs
Dans le cadre des attributions qui lui reviennent en vertu de la politique
québécoise sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008,
RECYC-QUÉBEC doit notamment veiller au suivi des ententes conclues avec les
organismes industriels de récupération et de valorisation pour le compte de l’État
québécois, de même que mettre au point et gérer un système de connaissances
permettant de vérifier l’atteinte de l’objectif global de 65 % et des
objectifs sectoriels de récupération des matières résiduelles. RECYC-QUÉBEC
devra donc adopter des moyens efficaces, dont la fiabilité sera reconnue par
tous les intervenants. Des instruments valables existent déjà, mais ils sont
limités dans leur nature et leur portée. La Société devra se doter des
outils techniques et méthodologiques nécessaires et s’assurer du respect de
ses choix par les milieux touchés.
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AXES D’INTERVENTION |
OBJECTIFS |
INDICATEURS |
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Mise au point d’un système de comptabilisation de l’atteinte des
objectifs par matière et par secteur
|
Convenir d’une méthodologie de cueillette, de compilation, de
traitement, d’analyse et d’interprétation des données et l’appliquer
|
Neuf (9) documents faisant état de la méthodologie établie par
matière et par secteur
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Produire, en 2002, un bilan de l’atteinte des objectifs par matière
et par secteur |
Bilan de la gestion des matières résiduelles 2002 (degré de
couverture) |

Orientation 3 : Soutenir l’organisation des industries engagées
dans la mise en valeur des matières résiduelles
Cette orientation se rapporte au développement des marchés. Avec la mise en
œuvre de la Politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles
1998-2008, de grandes quantités de matières résiduelles viendront
s'ajouter à celles déjà présentes sur le marché de la récupération et du
recyclage. D'autres matières feront, à toutes fins pratiques, leur apparition.
C'est pourquoi RECYC-QUÉBEC doit soutenir la création, le développement et la
consolidation d'industries de récupération et de valorisation, de façon à
assurer l'atteinte des objectifs du Plan d'action gouvernemental. Le terme « industrie
» doit être compris dans son sens large et
couvrir toutes les industries engagées dans la récupération, le
conditionnement et la transformation primaire ou secondaire des matières
résiduelles, en vue d’habiliter le marché à absorber le flux annuel des
matières résiduelles récupérées, conditionnées ou transformées. Il doit
aussi inclure le secteur de la recherche et du développement dans le domaine de
la mise en valeur des matières résiduelles.
RECYC-QUÉBEC devra également créer de l'émulation en reconnaissant les
industries performantes et en faisant la promotion des produits à contenu
recyclé fabriqués au Québec. Enfin, la Société verra à alimenter les
connaissances des industries visées en diffusant de l’information pertinente.
Pour ce faire, elle verra à recenser et à diffuser les plus récents
développements en matière de récupération, de recyclage et de valorisation
par secteur d’activité industrielle, au Québec et ailleurs dans le monde.
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AXES D’INTERVENTION |
OBJECTIFS |
INDICATEURS |
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Création de sociétés de gestion ou d’organismes industriels de
récupération et de valorisation
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Soutenir la mise en place de sociétés de gestion pour les matières
résiduelles visées
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Nombre de sociétés de gestion créées annuellement |
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Reconnaissance des performances
|
Promouvoir la participation des acteurs performants, notamment lors du
concours Les Phénix de l’environnement et diffuser les
résultats |
Nombre d’industries participantes au concours Les Phénix de l’environnement
Nombre d’activités de promotion réalisées par RECYC-QUÉBEC, seule
ou en partenariat |
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Promotion des produits à contenu recyclé fabriqués au Québec |
Mettre sur pied un programme de promotion favorisant l’achat de
produits québécois à contenu recyclé |
Production des outils suivants :
- Répertoire des produits québécois à contenu recyclé
- Vitrine dans le site Internet de RECYC-QUÉBEC
- Campagne de promotion
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Orientation 4 : Soutenir les regroupements municipaux et créer de
nouvelles alliances stratégiques
Il faudra soutenir les regroupements municipaux et, au besoin, créer de
nouvelles alliances stratégiques, ainsi qu’établir des canaux de
communication efficaces entre les divers partenaires. Depuis sa création,
RECYC-QUÉBEC a assumé, à plusieurs reprises, le rôle de catalyseur des
forces vives du milieu de la récupération et du recyclage, dans le but d’amorcer
le mouvement de prise en charge de la gestion écologique de l’une ou l’autre
filière de matières résiduelles. Le partenariat fait aujourd’hui partie de
sa philosophie d’action au quotidien, à la fois pour des raisons d’efficacité
et pour des raisons d’optimisation financière. Avec la mise en œuvre de la
Politique québécoise, la définition de nouveaux objectifs sociaux et la mise
en place des outils réglementaires pour en assurer l’atteinte, tout le milieu
de la récupération et du recyclage est convié à un nouvel effort. Les
entreprises et les industries sont appelées à ajouter leur contribution aux
initiatives des regroupements municipaux (municipalités régionales de comté,
communautés métropolitaines, régies intermunicipales et autres) et à celles
des organismes non gouvernementaux pour qu’un nouveau cap puisse être franchi.
A titre d’organisme responsable de la coordination des activités de mise en
valeur, la Société devra accorder une attention prioritaire à l’élaboration
des plans de gestion requis de la part des regroupements municipaux et, à cette
fin, offrir un soutien approprié en matière d’information, de concert avec
les différents partenaires interpellés, et faire en sorte que les initiatives
émanant des divers territoires de gestion puissent s’intégrer les unes aux
autres à l’échelle de l’ensemble du Québec.
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AXES D’INTERVENTION |
OBJECTIFS |
INDICATEURS |
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Circulation de l’information |
Créer et soutenir des réseaux de transfert d’information entre les
regroupements municipaux et les partenaires appropriés
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Nombre et types d’outils d’information produits
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Services-conseils aux regroupements municipaux
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Offrir des services-conseils dans l’élaboration des plans de gestion
des matières résiduelles
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Nombre de plans de gestion soumis au ministre de l’Environnement |

Orientation 5 : Amorcer l’application du principe de réduction
des matières résiduelles
Enfin, un défi se pose sur le plan de l’intégration du premier « R », en l’occurrence la réduction, dans l’ensemble
des activités de la Société en vertu de sa mission propre, fondée sur la
promotion des 3 R-V (réduction, réemploi, recyclage et valorisation), l’un
des principes fondamentaux de la Politique québécoise. Celle-ci accorde d’ailleurs
une place importante à la réduction au chapitre de ses orientations, notamment
dans la fabrication et la mise en marché des produits, tout comme sur le plan
de la quantité de matières résiduelles à éliminer. Il faudra informer,
sensibiliser et éduquer davantage sur l’importance d’inclure le principe de
réduction dans les modes de gestion. De même, la Société s’emploiera à
promouvoir la récupération, le réemploi, le recyclage et la valorisation des
matières résiduelles.
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AXES D’INTERVENTION |
OBJECTIFS |
INDICATEURS |
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Étude de potentiel |
Identifier les secteurs de fabrication auprès desquels intervenir en
priorité
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Liste des secteurs prioritaires
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Évaluer le potentiel de réduction à la source dans la fabrication et
la mise en marché des produits |
Document d’information sur les potentiels de réduction par matière
et par secteur identifié |
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Sensibilisation auprès des fabricants |
Mener des consultations auprès des fabricants |
Nombre de consultations tenues |
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Mener des projets pilotes |
Liste des pistes d’action suggérées par les instances consultées
Nombre de projets pilotes
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Sensibilisation auprès du public |
Promouvoir la récupération, le réemploi, le recyclage et la
valorisation |
Campagnes de sensibilisation élaborées notamment sur la base de
sondages |

Enjeu 2 : Les services aux citoyens
Au chapitre de la prestation de services à ses groupes de clientèle,
RECYC-QUÉBEC agira notamment comme centre d’information et d’expertise dans
le domaine de la gestion durable des matières résiduelles. En conséquence,
elle soutiendra la collectivité québécoise et les groupes de clientèle
particulièrement interpellés par l’élaboration et la mise en œuvre de
plans de gestion en leur apportant de l’information pertinente.
Dans cette perspective, l’information, la sensibilisation et l’éducation
des citoyens et des clientèles plus spécifiques, tout comme la recherche et le
développement de modes de gestion, de procédés et de produits et la diffusion
de la connaissance occuperont une place importante. À ces fins, les nouvelles
technologies de l’information et l’inforoute seront systématiquement
exploitées pour le bénéfice de la communauté québécoise et internationale,
en plus des moyens de communication traditionnels.
Les interventions de RECYC-QUÉBEC porteront sur l’ensemble des matières
résiduelles afin de favoriser l’atteinte des objectifs de la Politique
québécoise. Certaines matières feront l’objet d’une attention
prioritaire: les peintures, les huiles usagées, les piles, les matières
putrescibles, les pneus hors d’usage, les contenants à remplissage unique
consignés, les plastiques et les matériaux secs.
Enfin, dans ses interventions quotidiennes auprès des Québécois et des
Québécoises, la Société sera tournée vers une collectivité de mieux en
mieux organisée, outillée et informée pour gérer ses modes de consommation
et ses matières résiduelles sur une base durable, responsable et viable.
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