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Région administrative du Nord-du-Québec
Portrait socio-économique de la région
La région du Nord-du-Québec, d’une superficie de 860 553 km2,
s’étend au nord du 49e parallèle et
est découpée, du sud au nord, en trois zones climatiques, soit la forêt
boréale, la taïga et la toundra caractérisée par le pergélisol. Elle est
entourée en bonne partie par des plans d’eau, soit la baie James, la
baie d’Hudson et la baie d’Ungava. Cette région occupe 55 % de la
superficie du Québec et comptait, en 2005, environ 41 503 personnes;
elle est la moins peuplée du Québec1.
La Convention de Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ), signée en
1975, et la Convention du Nord-Est québécois, signée en 1978, ont eu pour
effet de donner un encadrement particulier à cette région. En pratique,
différentes modalités de gestion administrative et environnementale s’y
appliquent selon qu’on se situe au nord (secteur Kativik) ou au sud (secteur
Baie-James) du 55e parallèle.
Les autochtones habitent cette partie du Québec depuis des temps
immémoriaux et y pratiquent principalement des activités traditionnelles de
chasse, de pêche et de piégeage.
Tableau 1. Population par division administrative1
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Division administrative
(Décret 1654-2005)
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Population
(2005)
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Territoire au nord du 55e parallèle
- 14 municipalités de villages nordiques
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10 088 |
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Territoire au sud du 55e parallèle
- 9 villages cris6
- 4 villes enclaves
- Chapais
- Chibougamau
- Lebel-sur-Quévillon
- Matagami
Municipalité de Baie-James
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14 632
1 821
7 904
3 195
1 935
1 928 |
- Aucune donnée disponible pour la communauté Oujé-Bougoumou dans le
décret 1654-97.
La présence de communautés allochtones dans cette région est plutôt
récente. La colonisation a permis, en 1935-1936, l’ouverture des localités
de Villebois, Val-Paradis et Beaucanton. L’exploitation des ressources
minières et forestières a amené, entre 1950 et 1965, l’ouverture des villes
de Chibougamau, Chapais, Matagami, Lebel-sur-Quévillon et de la localité de
Joutel. La localité de Joutel a été fermée, en 1998, en raison de l’arrêt des
activités de la compagnie minière qui y était installée. La mise en valeur, au
début des années 1970, d’une partie du potentiel hydroélectrique de Baie-James a conduit à l’ouverture de l’agglomération de Radisson et
à l’installation de plusieurs campements industriels.
Tableau 2. Caractéristiques territoriales et
socio-économiques de la région
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Caractéristique |
Donnée |
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Population totale1 (habitants) |
41 503 |
(2005) |
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Superficie du territoire2 (km2) |
860 553 |
(2005) |
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Nombre de municipalités et territoires équivalents*1 |
51 |
(2005) |
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Nombre d’établissements manufacturiers2 |
20 |
(2001) |
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Nombre d’établissements miniers** en
fonction4 |
13 |
(1997) |
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Pourcentage du territoire en forêt4
(%) |
10 |
(2003) |
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Pourcentage du territoire en agriculture5
(%) |
0,03 |
(2003) |
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Taux de chomâge2 (%) |
10,9 |
(2005) |
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Revenus moyens totaux des particuliers2
($) |
19 539 |
(2004) |
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Emploi3 : secteur primaire (%)
secteur secondaire (%)
secteur tertiaire (%)
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7,1
24,3
68,5
|
(2003)
(2003)
(2003)
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*Les territoires équivalents correspondent aux réserves indiennes,
établissements amérindiens et territoires non organisés.
**Inclut les carrières, les sablières et les tourbières.
Sources :
- Répertoire des municipalités du Québec 2005.
- Institut de la statistique du Québec.
- Développement économique Canada pour les régions du Québec.
- Ministère des Ressources naturelles et de la Faune.
- Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation
- Secrétariat des Affaires autochtones.
En 2003, le territoire forestier couvrait 10 % du territoire de la
région du Nord-du-Québec, dont 99 % en forêt publique et 1 % en
forêt privée. En 2001, on retrouvait dans la région du Nord-du-Québec
20 établissements manufacturiers. De plus, 13 établissements miniers
étaient en fonction en 1997.

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